Oser l’Albanie sans volant, c’est s’offrir une parenthese inattendue ou voyage en transports publics rime avec rencontres authentiques, budget maîtrisé et liberté, meme pour les plus novices. J’aime penser que monter dans un bus local permet de saisir l’essence du pays, autant (voire davantage) que la visite des sites prisés : inutile de se tracasser, car débrouillardise et accueil chaleureux font toute la différence. Ce guide réunit suggestions concrètes, souvenirs glanés en chemin et astuces d’itinéraire pour tous les francophones curieux, voyageurs solo ou accompagnés, désireux de parcourir l’Albanie sereinement. Certains voyageurs racontent que c’est régulièrement dans l’imprévu que naissent les plus beaux moments : autant en profiter !
Résumé des points clés
- ✅ Voyager sans voiture en Albanie favorise rencontres authentiques et budget maîtrisé.
- ✅ Le bus local permet de saisir l’essence du pays autant que les sites touristiques.
- ✅ Ce guide offre des suggestions concrètes et astuces pour un voyage serein.
Est-il possible de voyager une semaine en Albanie sans voiture ?

C’est tout à fait envisageable–partir à la découverte de l’Albanie en une semaine sans aucune voiture de location demeure une expérience accessible. Beaucoup de voyageurs indépendants en témoignent, l’aventure s’y prête volontiers, favorisant les petits budgets, le “slow travel” et les rencontres locales. Bus régionaux, minibus (“furgon”) et même quelques trains desservent les principaux attraits touristiques – des centres urbains animés aux plages réputées, sans oublier la montagne et les bourgs ottomans.
De nombreux guides sur place comme sur Internet confirment qu’organiser un séjour sans voiture, c’est faire le choix de la liberté et de l’authenticité, tout en préservant son porte-monnaie : comptez entre 26 et 35 € par jour en moyenne (hébergement partagé, transports locaux, plaisirs simples). Pourquoi s’en priver finalement ? Parfois, un imprévu bouscule l’agenda : débuter la conversation avec les chauffeurs, discuter avec les autres passagers… et garder une pointe de souplesse, voilà l’idéal. Une guide locale soulignait récemment combien les échanges improvisés sur le chemin valent bien des mémorables clichés.
Quel itinéraire privilégier sur 7 jours ?

L’Albanie réserve une mosaïque de parcours envisageables en une semaine. Selon ses goûts – histoire, escapades nature ou baignades – chacun trace sa route sans difficulté majeure, ni attente interminable aux arrêts. Certains voyageurs se surprennent à changer de plan au gré des discussions, tant la souplesse du réseau invite à l’improvisation.
Itinéraire Classique : Villes et Riviera accessibles
Généralement, le trajet-témoin commence à Tirana. Il se poursuit vers Berat, puis Gjirokastër, pour terminer par un plongeon dans l’Adriatique à Saranda ou Ksamil. Chaque segment s’effectue aisément en bus interurbain, pour 3 à 10 € selon les distances.
- Tirana (2 nuits) : escapade dans le quartier Blloku, visite de musées, montée en funiculaire.
- Berat (1-2 nuits) : immersion dans la vieille ville, pause gourmande et découverte du château.
- Gjirokastër (1 nuit) : exploration de ruelles escarpées, promenade au bazar, détour par la forteresse.
- Saranda/Ksamil (2 nuits) : détente balnéaire, découverte du parc de Butrint, traversée facultative vers Corfou.
Un exemple d’itinéraire cohérent : Tirana ➔ Berat (2h30 de bus, env. 5 €), Berat ➔ Gjirokastër (direct ou via Fier, 3-5 h, 7-10 €), Gjirokastër ➔ Saranda (1h30, env. 5 €), Saranda ➔ Tirana (5-6 h, jusqu’à 12 €). On dépasse rarement trois heures de route entre étapes majeures – c’est l’occasion de profiter autrement des paysages, et de multiplier les haltes selon son humeur. Certains soirs, un café partagé sur le quai du bus laisse un souvenir plus fort qu’un monument réputé.
Alternative Montagne et “slow travel”
La montagne vous attire plus que le littoral surpeuplé ? Pourquoi ne pas opter pour une étape à Shkodra (balade cycliste autour du lac Rozafa), ou une excursion en bateau dans la vallée de la Shala (comptez une journée encadrée depuis Shkodra, autour de 30 € par personne). Il se dit que l’organisation paraît relativement plus “sportive”, surtout hors haute saison, mais cela renforce l’impression d’aventure. Un professionnel du voyage expliquait que ceux qui choisissent la montagne reviennent souvent avec des anecdotes sur la générosité spontanée des habitants.
Petit conseil : aux saisons intermédiaires (printemps ou septembre), la flexibilité reste votre alliée, inutile de tout reserver d’avance, à l’exception de la Riviera ou de Berat l’été, ou trouver un toit à la dernière minute relève parfois du casse-tête.
Transports publics : comprendre le système
Se frayer un chemain dans le vaste maillage des transports albanais relève d’un certain art, mais rien de si complexe. Pour peu qu’on se montre débrouillard, le système – fréquence des départs, organisation “à l’inspiration”, changements d’horaires impromptus – réserve souvent de belles surprises (un chauffeur qui propose un détour, par exemple). Certains disent que l’aventure commence souvent… juste devant le bus.
Comment trouver son bus ou son furgon ?
La majorité des villes possèdent une sorte de gare routière informelle. L’astuce : repérer les panneaux “autobus” ou demander à un hôte, un client attablé ou même les commercant du quartier. Les horaires changent facilement, il vaut mieux vérifier en personne la veille ou solliciter un conseil en auberge.
À garder en tête :
- On achète son billet quasiment toujours auprès du chauffeur ; prévoyez des espèces en leks (1 € ≈ 100 leks).
- Il est rare de consulter un vrai site d’horaires : forums et groupes Facebook actualisent les infos en continu.
- Pour les grandes liaisons (Tirana, Berat, Gjirokastër, Saranda), les bus circulent toutes les 1 à 2 heures aux heures de pointe.
- En direction de la montagne ou des villages isolés, les premiers départs sont souvent matinaux (6h-10h), retour en début d’après-midi.
Par exemple, le trajet Tirana-Berati coûte autour de 5 €, tarif constaté un peu partout.
Ne soyez pas surpris par la petite part d’“improvisation organisée” : ce qui semble desordonné fait place à des conversations imprévues ou de longs fous rires avec les autres passagers. Une formatrice locale me confiait que plus d’un voyageur trouve son compagnon de randonnée directement dans le bus !
Hébergement sans voiture : où loger à chaque étape ?
Opter pour un séjour sans véhicule implique aussi le choix de logements bien placés… Pas de panique, la plupart des auberges, hôtels ou pensions de villes clés se situent à proximité des gares routières, ce qui simplifie les départs matinaux ou les arrivées tardives. Il vaut mieux sélectionner ces adresses “astucieuses” – et certains amateurs de road trip finissent par privilégier cette facilité.
Sélection par villes : astuces et repères
Pour Tirana, visez de préférence le centre-ville (quartier Blloku, place Skanderbeg), à peine 10-15 min à pied des arrêts des bus longue distance. La chambre double démarre généralement à 30 €, incluant parfois le petit-déjeuner.
À Berat, le secteur de Mangalem regroupe de nombreuses guesthouses à proximité immédiate du pont (dès 30-40 €). Souvent, votre hôte se propose de réserver le bus du lendemain pour vous, ce qui rassure, surtout les premiers jours. Il n’est pas rare non plus que les propriétaires partagent de bonnes adresses pour les spécialités sucrées locales.
Gjirokastër séduit avec son quartier historique sur les hauteurs, mais les hôtels sur la route principale rendent la logistique plus simple lors des départs. À Saranda, l’essentiel des hébergements (centre ou bord de mer) se trouve à distance raisonnable de la station de bus. Attention à la flambée estivale sur la Riviera : les locations montent parfois jusqu’à 100 € la nuit en juillet-août.
Une dernière astuce : vérifiez la distance du logement à la gare routière, surtout si le bus quitte les lieux très tôt ! On constate souvent que entre 85 et 95 % des adresses recommandées se trouvent à moins de quinze minutes à pied du centre ou du terminal, selon Booking ou les avis de connaissants.
Budget d’un séjour sans voiture en Albanie
Craindre l’explosion du budget n’a pas lieu d’être : voyager sans véhicule reste l’une des formules les plus avantageuses de la région.
Pour une semaine complète (6 nuits), il faut compter environ deux à trois repas quotidiens au restaurant (à 5 € maximum le repas), une chambre double autour de 30–40 €, trajet principal en bus à 5–10 €, petits plaisirs ou excursions (généralement entre 10 et 20 €).
| Catégorie | Budget moyen (par jour) |
|---|---|
| Hébergement | 30 € (double avec petit-déj.) |
| Repas | 10-15 € (restaurant ou take-away) |
| Transport | 5-10 € (bus/furgons quotidiens) |
| Divers/extra | 5-10 € (visites, glaces, souvenirs) |
L’ordre de grandeur journalier oscille donc entre 26 et 40 €. Prévoyez un peu plus aux fortes affluences côtières (location très demandée, plage privée à Ksamil : 32 € pour deux transats et un parasol) ou pour des plaisirs ponctuels sortie en bateau, excursion guidée. Certains voyageurs racontent qu’un détour gourmand chez le glacier local suffit à égayer une journée, même en cas de pluie.
Conseils et outils pratiques
Le succès du voyage tient parfois à de tout petits détails. En adoptant quelques bonnes habitudes, on dédramatise vite la souplesse du système albanophone – imprévus compris !
Applications, sécurité, astuces au quotidien
À l’arrivée, acheter une carte SIM locale facilite bien les choses : chez Vodafone, par exemple, il faut compter environ 800 leks pour la carte et 500 leks pour 3Go (soit 9 € environ). Cela rend l’accès à Google Maps, aux hôtes et aux groupes de voyageurs sur WhatsApp/Telegram nettement plus simple.
- Pour changer de l’argent, les distributeurs situés dans les banques sont à privilégier. Les paiements par carte restent exceptionnels, hors Tirana et Saranda.
- En solo, la sécurité est dans la plupart des cas excellente. Des témoignages nombreux (femmes et hommes seuls, voyageurs en famille) saluent l’accueil prévenant reçu un peu partout.
- Munissez-vous d’une lampe frontale (certaines coupures de courant subsistent), de chaussures robustes pour les rues pavées et… d’un peu de patience face au rythme décontracté des départs !
- En montagne, la prudence s’impose pour les passages isolés : les chiens errants ne sont pas rares (mieux vaut avancer à plusieurs ou solliciter un accompagnateur du coin en cas de grande randonnée).
Et si un contretemps survient ? Entraide et solidarité sont les maîtres-mots : groupes Facebook ou Telegram, forums spécialisés et blogueurs partagent volontiers leurs infos récentes. Il arrive qu’un chauffeur oublie un itinéraire, mais on trouve presque toujours de l’aide à la station voisine.
Un clin d’œil fréquemment rapporté : chercher votre bus devient parfois l’occasion d’un échange inattendu, et il paraîtrait même qu’on se voit offrir le café pour patienter lors des retards. On ne va pas s’en plaindre.
FAQ – Vos questions récurrentes, nos réponses
Organiser son séjour suscite logiquement bon nombre de questions, parfois assorties d’un brin d’appréhension. Prenez le temps de parcourir la FAQ ou de livrer votre expérience ci-dessous : ces partages sont précieux, et chacun y pioche sa petite astuce personnelle !
- Quels sites accessibles sans voiture ? Essentiellement les incontournables : Tirana, Berat, Gjirokastër, Saranda, Ksamil, Shkodra, Butrint, Llogara… chacun y trouve une ambiance à son rythme.
- Rejoindre la Riviera ? Bus quotidiens relient Tirana à Vlora puis Saranda, puis une navette locale jusqu’à Ksamil.
- Fiabilité et sécurité ? Globalement très satisfaisantes : le “bus albanais” est avant tout un style de voyage, plus qu’une institution !
- Le budget ? Autour de 26 à 40 € quotidiens, ajustable selon envies et confort.
- Voyage solo ou en famille ? Déjà testé et validé : en couple avec bébé, en solo (y compris backpacker senior) ou entre amis.
Pour finir, la communauté reste mobilisée pour compléter ou actualiser ces infos et encourager les aventuriers : ajoutez vos questions ou vos conseils plus bas. Qui sait ? Votre retour sera peut-être la clef du prochain périple d’un lecteur… ou l’étincelle d’un nouveau projet !
