2021 : la Corée du Sud débute l’année en réalisant un nouveau record en Bourse

Sommaire

La Corée du Sud a commencé l’année 2021 sur les chapeaux de roue. Dans un contexte où l’épidémie de Coronavirus occupe encore tous les esprits, la Bourse de Séoul expose un sursaut économique remarquable. Les maisons de courtage coréennes abordent ce nouveau chapitre avec un réel enthousiasme – on perçoit un climat financier porteur, même si la prudence s’insinue parfois dans les discussions, surtout lorsqu’il est question de volatilité boursière.

Kospi : Un indice boursier phare de la Corée du Sud

Le Kospi devient la référence sur la sphère financière sud-coréenne. Se plonger dans sa structure, observer ses changements au fil des années ou s’intéresser à la façon dont il épouse la macroéconomie, revient à prendre le pouls de l’économie locale. Certains évoquent même la performance relative ou un rallye haussier pour qualifier les séquences les plus dynamiques.

Définition et rôle du Kospi

Le Kospi, acronyme de Korea Composite Stock Price Index, rassemble toutes les valeurs cotées à la Bourse de Corée du Sud (KRX) depuis sa mise en place en 1983. Il englobe également le Kospi 200, soit une sélection resserrée des entreprises les plus emblématiques. Son niveau dépend de la capitalisation boursière de ses sociétés – une façon d’apprécier la performance du marché, mais également de la comparer à d’autres grandes places asiatiques. Parmi ses têtes d’affiche, on retrouve des noms comme Samsung Electronics ou Hyundai Motor, symboles du dynamisme du marché domestique. Les investisseurs y retournent régulièrement pour jauger la croissance ou la stabilité de l’économie coréenne. À ce qu’il semble, certains traders rappellent souvent combien l’humeur des marchés et le carnet d’ordres influencent les variations à très court terme.

Performances historiques et record atteint en 2021

Janvier 2021 a constitué un tournant pour le Kospi : l’indice a franchi les 3 000 points, atteignant même un sommet de 3 031,68. Dans un contexte mondial bouleversé par la pandémie, ce niveau a étonné, surtout que la variation annuelle dépassait les anticipations de bien des analystes. Réduire cette trajectoire à la seule courbe globale serait trop sommaire : il y a eu, au fil du temps, des périodes de surachat (« overbought ») ou de survente (« oversold ») qui ont ponctué la progression parfois heurtée de l’indice. En filigrane, le graphique annuel témoigne de cette alternance de cycles. Sur une vingtaine d’années, la tendance reste dans l’ensemble haussière, bien que perturbée par les crises mondiales.

Composants principaux du Kospi

Les principaux acteurs du Kospi regroupent Samsung Electronics, SK Hynix, LG Energy Solution, Hyundai Motor ou Samsung Biologics. Leur poids financier et la gestion de leurs activités influencent de manière marquée la direction de l’indice. À noter, un chiffre mentionné lors d’un webinaire par un gérant : « une variation de 1 % sur Samsung peut probablement entraîner un effet domino sur tout le Kospi » –

Entreprise Performance récente Volume d’échanges Variation de cours
Samsung Electronics 82,900 wons 7,21M +0,85%
SK Hynix 134,500 wons 5,50M +2,67%
LG Energy Solution 505,000 wons 3,10M +5,45%
Hyundai Motor 240,000 wons 4,00M +4,23%
Samsung Biologics 908,000 wons 2,70M +3,53%

Facteurs ayant influencé la performance du Kospi en 2021

Plusieurs paramètres ont permis à l’indice coréen d’atteindre des sommets inédits. Les comprendre aide à mieux percevoir la dynamique actuelle de la place boursière de Séoul — il n’est d’ailleurs pas rare qu’un opérateur évoque la corrélation des marchés mondiaux au fil d’un briefing. Ce point revient de façon régulière lors des discussions spécialisées.

L’impact des investisseurs étrangers et institutionnels

Les transactions des investisseurs étrangers et institutionnels ont pesé lourdement sur la trajectoire du Kospi. Par exemple, les capitaux venus de l’étranger ont montré un solde d’achats d’actions qui s’est accru à 109 milliards de wons sur la période. Les échanges se sont intensifiés : à certains instants, il semblait que le carnet d’ordres atteignait la saturation, avec des volumes records — jusqu’à 26 800 milliards de wons, soit à peu près 24,6 milliards de dollars, rien qu’en janvier 2021. De tels mouvements s’expliquent par une volonté de diversification de portefeuille, notamment vers la technologie ou l’énergie verte. Et puis, il suffit parfois d’un changement soudain du sentiment de marché — difficile à anticiper mais bien tangible, comme l’ont souligné plusieurs courtiers établis à Gangnam – pour tout renverser.

L’influence des politiques économiques et des plans de relance

L’annonce de nouvelles mesures de relance, principalement venues des États-Unis, a aussi pesé sur le comportement des marchés à Séoul. Pour soutenir la reprise postpandémie, le gouvernement sud-coréen a mobilisé à la fois des moyens budgétaires et des politiques monétaires. Cela a eu pour effet de rassurer tout autant les investisseurs locaux qu’internationaux. D’ailleurs, de nombreuses initiatives discutées lors du sommet des ministres du commerce de l’APEC ont particulièrement encouragé la modernisation des infrastructures et la sphère technologique, deux secteurs habituellement moteurs de l’enthousiasme boursier. Il ne faut pas minimiser l’impact direct de ces politiques publiques sur les cycles boursiers.

Effets des fluctuations du Won coréen

La dépréciation du Won face au dollar américain a rendu les actifs coréens encore plus attrayants pour la clientèle étrangère. Dans un environnement de change porteur, de nombreux spécialistes affirment que l’afflux d’investissements s’est renforcé et que les valeurs de la bourse sud-coréenne en ont largement tiré profit. À garder à l’esprit cependant : un contexte monétaire instable, parfois, peut retourner la situation en un clin d’œil. Ce sujet réapparaît souvent dans les analyses mensuelles.

Analyse technique et perspectives pour le Kospi

L’analyse technique appliquée au Kospi offre un aperçu pertinent des tendances. Cela dit, le marché boursier, on le sait, conserve toujours une part importante d’aléa. Un signal graphique prometteur peut parfaitement être démenti le lendemain. Rien n’est jamais scellé sur la KRX.

Patrons de chandeliers et points pivots

Dernièrement, on a pu observer sur le marché coréen des figures telles que des marteaux, des dojis, ou même des étoiles filantes, indices d’un retournement possible ou d’une phase d’indécision. Les chandeliers japonais sont à ce propos très prisés des investisseurs pour repérer les tendances à plusieurs échelles de temps : certains surveillent la cassure d’un support sur cinq minutes, d’autres préfèrent surveiller les tendances hebdomadaires. Les points pivots, eux, servent de balises pour façonner une stratégie de trading, puisqu’ils se calculent à partir des extrêmes de variation et des prix de clôture. Un simple détail graphique, parfois, suffit à influer sur la trajectoire d’une séance. Le graphique ci-dessous illustre quelques formations récentes :

Patrons

Prévisions des analystes et recommandations

De nombreux analystes font preuve d’optimisme prononcé pour l’année 2021, tablant sur la prolongation de la dynamique ascendante de l’indice Kospi. De façon concrète, la majorité recommande de cibler la technologie et les énergies renouvelables. Les ETF Kospi séduisent progressivement comme alternative à l’achat direct de titres, sans omettre les Contrats sur la Différence (CFD), estimés pour agir sur de courts mouvements. Aux côtés des grands indices d’Asie (Nikkei 225, Hang Seng), le Kospi affiche des fondamentaux robustes. Toutefois, il suffit parfois d’un tweet pour entraîner l’emballement – ou la baisse – du jour : il n’est pas rare que certains traders patientent jusqu’à l’ouverture de Tokyo avant de trancher.

Stratégies d’investissement privilégiées

Pour les particuliers, il s’agit parfois de répartir leur portefeuille entre grandes entreprises du Kospi et ETF calquant l’indice dans son ensemble (un conseil fréquemment formulé chez les débutants). Les entreprises du secteur technologique ou présentes dans l’énergie renouvelable sont aujourd’hui dans la mire de multiples experts. Cependant, la volatilité, souvent très marquée, demeure un aspect à surveiller : selon divers retours, certains se souviennent encore de hausses spectaculaires effacées dans la foulée au cours de la même séance, montrant que la performance absolue ne peut jamais être acquise définitivement. Prudence donc – le contexte global bouleverse rapidement toutes les prévisions.

FAQ : Comprendre et investir dans le Kospi

Vous trouverez ici les questions les plus posées sur l’investissement dans le marché coréen : une manière de mieux comprendre les aspects concrets – et parfois inattendus – que l’on découvre en dialoguant avec un conseiller ou en abordant les stratégies et variations annuelles à adopter.

Qu’est-ce que le Kospi et quel est son rôle ?

L’indice Kospi sert de baromètre principal à la bourse sud-coréenne. Il mesure la performance des plus grandes sociétés cotées sur la KRX, des acteurs historiques comme Samsung Electronics ou Hyundai Motor aux nouveaux visages de l’innovation. Son évolution traduit la robustesse de l’économie coréenne, d’autant que les investisseurs observent en permanence l’évolution de la courbe et les signaux transmis par le carnet d’ordres, dans un marché asiatique où l’effervescence est constante.

Comment investir dans le Kospi ?

Plusieurs solutions existent pour s’exposer à l’indice Kospi : ETF pour diversifier, achat d’actions centrales, fonds gérés activement ou recours occasionnel aux CFD afin de miser sur les variations rapides (une option pour profils avertis…). Faire le pas exige de sélectionner une plateforme fiable, comparer les frais, et diversifier vos placements pour limiter les risques de concentration. Un conseil en ressort souvent : privilégier un courtier reconnu, surveiller les frais et veiller à bien répartir vos investissements. Cela ne fait pas disparaître la volatilité, mais cela la rend sans doute plus tolérable.

Quelles sont les tendances actuelles du Kospi ?

La période apparaît relativement propice, avec un essor porté par la technologie et l’énergie verte. Les anticipations à court terme, globalement positives, laissent toutefois ouverte la porte à un regain de volatilité dans un contexte économique néanmoins incertain. Les domaines en tête : IT, biotechnologies, secteur automobile, à quoi s’ajoute parfois une découverte soudaine qui chamboule entièrement un sous-secteur. À noter – la corrélation avec d’autres places majeures peut parfois intensifier certains mouvements : voilà un paramètre à ne pas oublier.

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